Symboles et objets du grand autel
Ø
(suite)
2 - LA LANTERNE OU FEU ARDENT
Nous
avons lu précédemment qu’en principe, la lumière de la Ménorah
portée par la tige principale ne doit jamais s’éteindre. Seulement, aujourd’hui,
nous ne sommes plus au temps jadis où les lampes des chandeliers sont
alimentées en huile d’olive pure et peuvent donc brûler sans discontinuité.
Et là aussi l’on entend souvent dire que la luciole assure la continuité de
la lumière du chandelier une fois que celle-ci est éteinte. Cette
interprétation ou explication est acceptable et peut-être justifiée, mais la
valeur spirituelle du feu ardent de la lanterne est tout autre. En effet, le
grand autel de l’Eglise du Christianisme regroupe à lui seul 3 autels qui
sont grosso modo détaillés comme suivent :
l’autel du
tabernacle ou de l’arche où sont interposées les tables du décalogue
l’autel du
chandelier à 7 branches près duquel sont brûlés les encens et où sont
interposés les pains de sacrifices (les fruits du grand autel aujourd’hui)
l’autel des
sacrifices expiatoires où sont brûlés par le feu les offrandes. Ce feu
ardent c’est aujourd’hui le feu de la lanterne.
C’est pour cela qu’il est recommandé d’avoir à l’autel non de la lumière
qui éclaire l’autel, mais un feu ardent. Le feu de la lanterne est un feu
transformateur :
« Alors
le sacrificateur brûlera le tout sur l’autel comme holocauste, combustion
d’une odeur agréable au Seigneur » : Lév.1.9.
Aujourd’hui
ce genre de sacrifice est abrogé car définitivement accompli par le sacrifice
expiatoire de Jésus-Christ. Le feu ardent de la lanterne rend pures toutes
les offrandes (objets ou prières) de Jésus-Christ. Le feu ardent de la
lanterne rend pures toutes les offrandes (objets ou prières) apportées devant
la face de l’Eternel. C’est une dimension spirituelle qui magnifie en
permanence nos doléances et les élèvent vers le Père. Rappelons que la voie
d’élévation spirituelle de l’homme passe par la Ménorah
tandis que celle des offrandes passe par le feu ardent du sacrifice.
3 - LES DEUX OLIVIERS
Ce
sont les deux oints qui se tiennent en permanence devant la face de
l’Eternel. L’olivier produit des olives qui, concassées donnent de l’huile
qui alimente les lampes de l’autel de Dieu. L’olivier est donc une source
passive de lumière qui éclaire ou de feu qui consume. Et que font ces deux
oints devant la face de l’Eternel ?
En effet, toute âme ou esprit baptisée « chrétien céleste »
durant son séjour terrestre et qui retourne dans le monde suprasensible passe
obligatoirement par la porte ou l’espace délimité par ces deux oints.
Ce
sont les gardiens de la porte d’entrée du Paradis céleste (qu’il ne faut pas
confondre avec le Royaume céleste). Ce
sont les mêmes oints, cela peut paraître bizarre mais c’est ainsi qu’ils sont
représentés par les deux bougies que l’on dispose aux chevets et aux pieds du
défunt ou du catafalque pendant l’absoute.
Ceci
constitue une grâce inestimable, que la plupart des chrétiens célestes
ignorent. Le chemin de l’âme du défunt baptisé et enterré selon le rituel du
Christianisme Céleste est ainsi éclairé par ces deux oints. Ceux qui sont
attentifs aux récits de certains visionnaires doivent souvent les entendre
dire avoir vu sortir du grand autel deux sources de lumière comme les deux
phares d’une voiture et qui sont très éblouissantes. Ce sont là aussi la
manifestation de ces deux oints.
V/S/E
Frank Tutuaku
Extrait
du journal "Jésus-Christ Le
Cep", N°12 & 13 - déc.2003
Paroisse
Grâce de Divine (Drancy / 01
48 96 18 83)

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